Un show en cinq tableaux: "rock", "passion", "fashionista", "hommage au groupe Queen" et "soul". Des tenues dignes de Sex and the City. Une voix toujours taillée dans le cristal... Après neuf ans d'absence sur une scène française, Céline Dion prenait hier soir Paris-Bercy à bras-le corps devant un parterre de personnalités: Jean-Pierre Raffarin, Françoise Dorin, Nana Mouskouri... "Vous m'avez manquée", lance-t-elle d'entrée avec l'accent.
La chanteuse québécoise ne va pas s'économiser durant 1h45; elle grimpe sur le piano, arpente les promontoires d'où elle entonne ses tubes à un mètre du public. Ou s'agite juchée sur une plate-forme entourée de huit danseurs et d'une dizaine de musiciens et choristes. On ne comprend pas toujours les paroles mais tout le monde connaît ses classiques: I drove all night, Je sais pas, My heart will go on. Cinq changements de tenues la révèlent en robe du soir lamée à traîne, mini-robe d'inspiration Courrèges, stilettos et spartiates à talons...
Céline Dion a chanté cinq ans au Caesars Palace de Las Vegas. Il en reste un côté américain, carré, plié et il n'y a rien à redire sur la mise en scène et les prouesses vocales, notamment dans All by myself, Power of love ou Show must go on. On la découvre, et c'est plutôt une bonne nouvelle, moins technique, moins mécanique que dans les années 1990, surtout lorsqu'elle interprète les grandes chansons d'amour signées Goldman. A quarante ans, Céline Dion semble s'être enfin trouvée, au croisement de Dalida et de Barbra Streisand.
Après son premier concert du 19 mai 2oo8, L'Express raconte.